Présentation

Administrateur

  • : Didier RIBES

Contribuer

Les propositions de contributions doivent être envoyées à l'adresse : admin@bfdc.org.

l'administrateur
et les
contributeurs.
 

Recherche

Vendredi 3 août 2007
Le jeudi 2 août 2007, les députés socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel de la loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (TEPA), dite aussi « paquet fiscal ».
La saisine critique le dispositif relatif aux heures supplémentaires au motif qu’il « constitue une atteinte au droit à l’emploi, d’autant plus grave qu’il est illusoire de considérer que chaque salarié pourra demander à son employeur d’effectuer des heures supplémentaires ». En effet, selon les requérants, « l'initiative d'effectuer des heures supplémentaires relevant du seul employeur, celui-ci peut se trouver dans la situation, compte tenu des incitations financières prévues, (...) de favoriser le travail supplémentaire au détriment soit de la protection de la santé de chaque salarié, soit de l'embauche de salariés supplémentaires ».
Les députés voient également  une « violation du principe d'égalité devant les charges publiques » dans l'abaissement du bouclier fiscal de 60 à 50% en incluant la CSG et la CRDS. Selon les auteurs de la saisine, le dispositif « conduit à une exonération presque systématique de leur cotisation d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ainsi que des impositions locales, au bénéfice des seuls contribuables imposables au taux marginal supérieur de l'impôt sur le revenu. Ainsi, c'est le principe même d'une imposition du patrimoine qui est remis en cause, au bénéfice d'une catégorie de contribuables très aisés ».
Les parlementaires socialistes critiquent également l'exonération d'ISF pour les investissements dans les PME qui « procurera » à ces contribuables « le bénéfice du rendement de cet investissement » avec une « éventuelle plus-value de cession des titres » après cinq ans. Ils mettent en doute la réalité d'un « risque » dans cet investissement qui pourrait justifier une exonération. Ils ajoutent que « la rupture d'égalité ne peut être justifiée par un objectif d'intérêt général de renforcement de l'activité sur le territoire national, et encore moins de lutte contre les délocalisations d'activité » puisque ce dispositif est valable pour les investissements dans l'ensemble de l'Union européenne.
par Didier RIBES publié dans : Justice constitutionnelle
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Congrès de Paris

VIIe Congrès français de droit constitutionnel

Paris, les 25, 26 et 27 septembre 2008


Pour information
Les titres des projets de communications (et, le cas échéant, leur résumé) pourront être envoyés à l'adresse
admin@bfdc.org.

Ils seront immédiatement consultables sur le blog afin de favoriser la plus grande diversité de thèmes et questions abordés.

Cette présentation ne saurait naturellement présager en rien des choix des responsables d'ateliers.
 

dernière mise à jour :
30 avril 2008

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog télé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus