L’Institut d’Etudes de Droit Public (IEDP)
de la Faculté Jean Monnet, Paris Sud- XI
organise le 24 novembre 2008
une journée d’étude des jeunes chercheurs sur
Les modèles juridiques français et américain : influences réciproques
L’Institut d’études de droit public de la faculté Jean Monnet organise sa deuxième journée d’étude des jeunes chercheurs le 28 novembre 2008 (sous réserve de modifications ultérieures), qui a
pour vocation d’offrir une tribune à ceux-ci. Les actes feront l’objet d’une publication dans le courant de l’année 2009.
Le thème retenu cette année est les modèles juridiques français et américain : influences réciproques. Nombreux sont les
juristes qui s’intéressent à la culture juridique nordaméricaine, des décisions de la Cour suprême des Etats-Unis (de Marbury vs. Madison en 1803 à Roe vs. Wade en 1973) à la nature
constitutionnelle du régime états-unien (présidentiel ? séparation ou collaboration des pouvoirs ?). Les rôles politique et juridique de la Cour suprême des Etats-Unis ont fait l’objet de
multiples études, tant par les juristes américains que par les juristes français. Divers courants doctrinaux se sont démarqués au sein des universités américaines, allant d’un réalisme
radical (incarné notamment par Jerome Frank) à une vision plus principielle du droit, dont l’un des grands représentants est Ronald Dworkin. Ce sont notamment ces courants doctrinaux et leur
réception par la doctrine française que nous vous proposons d’étudier au sein d’une journée d’étude : de l’approche réaliste américaine au critical legal studies, des visions dworkiniennes
aux tenants de l’analyse économique du droit, la pensée française, juridique en particulier, s’inspire et influence (Hauriou, Duguit, Gény, Demogue, Lambert, Foucault, Derrida, Troper par
exemple) celle outre-atlantique. Le rôle des juges et des techniques juridiques (proportionnalité, opinions dissidentes), la vision doctrinale de leur insertion dans le système démocratique
sont également des champs d’étude possibles. Au-delà de l’intérêt théorique d’un tel thème, il est également possible de déceler une certaine américanisation du droit est dans l’ensemble du
droit positif. En effet, si l’on comprend celle-ci comme la part de l’influence du modèle juridique des Etats-Unis dans la transformation du droit, on s’aperçoit que le droit français, par
exemple, est largement concerné par l’américanisation. De nombreuses évolutions, qui concernent aussi bien le droit privé (droit des affaires, class actions) que le droit public (techniques
de régulation, de mise en concurrence) ou le droit pénal (droit pénal économique, lutte contre le terrorisme) peuvent être comprises, au moins en partie, comme la résultante d’une mise en
avant du droit américain. L’étude de ces différentes matières pourrait permettre, entre autres choses, d’identifier les points communs et les différences du processus d’américanisation selon
les spécialités. En outre, c’est sur la notion même d’ « américanisation » qu’il s’agit de s’interroger. L’américanisation peut être envisagée comme une des manifestations de la
mondialisation/globalisation/internationalisation. On peut également la comprendre comme une réaction à l’européanisation.
Dans le flou terminologique qui règne parmi les nouvelles formes d’évolution du droit, une précision s’avère ainsi nécessaire.
Enfin, ce sont les modes de transmission qu’emprunte l’américanisation, sur lesquels il semble pertinent de s’interroger dans le cadre de cette journée d’étude. Si la coopération directe
entre les Etats-Unis et les autres pays explique une partie du phénomène, elle ne suffit pas à le comprendre dans sa totalité. D’autres voies doivent être explorées, comme la participation
active des Etats-Unis dans les organisations gouvernementales, ou encore la multiplication des programmes d’aide au développement proposés par le gouvernement américain. Le thème retenu
favorise ainsi tant les approches théoriques que pratiques, dans une perspective notamment comparative des droits positifs comme des courants doctrinaux.
Comité d’organisation : David Ginocchi, Dorian Guinard, Nora Kadouci, Sarah- Marie Maffesoli. Les propositions de
contributions doivent être adressées avant le 30 juin 2008 à Sarah-Marie Maffesoli : smaffesoli@gmail.com
Concours d'agrégation de droit public 2007-2008
J'adresse toutes mes félicitations aux candidats déclarés admissibles
au concours d'agrégation de droit public 2007-2008
dont la liste est consultable ici,
avec une pensée particulière, on me le pardonnera, pour mes ami(e)s
à Aix, Toulouse, Bordeaux, Paris, Caen, Grenoble...
Je pense aussi, bien sûr, à toutes celles et ceux qui
demeureront sous-admissibles à ce concours 2008.
Cette expérience sera sans doute riche d'enseignements pour préparer l'avenir...
Trois mois, jour pour jour, après l'annonce de sa création, la commission Veil est
mise en place par le décret du 9 avril 2008 (n° 2008-328, JO 10 avril 2008, p. 6033).
Mission :
Le comité de réflexion sur le Préambule de la Constitution est chargé, conformément à ce qu’expose la lettre annexée au décret, d’étudier si et dans quelle mesure les droits fondamentaux reconnus
par la Constitution doivent être complétés par des principes nouveaux. Il proposera, le cas échéant, un texte correspondant à ses préconisations.
Le comité peut entendre ou consulter toute personne de son choix.
Il remettra son rapport au Président de la République avant le 30 juin 2008.
Composition du comité de réflexion :
Mme Simone Veil, ancien membre du Conseil constitutionnel, ancien ministre d’Etat, est nommée présidente du comité institué par le présent
décret.
Sont nommés membres du comité :
M. Bernard Accoyer, président de
l’Assemblée nationale ;
Mme Francine Bardy, conseiller à la Cour
de cassation ;
M. Claude Bébéar, chef d’entreprise
;
M. Denys de Béchillon, professeur de
droit public à l’Université de Pau et des pays de l’Adour ;
M. Philippe Bélaval, conseiller d’Etat
;
M. Richard Descoings, conseiller d’Etat,
directeur de l’Institut d’études politiques de Paris ;
Mme Samia Essabaa, professeur d’anglais
au lycée professionnel du Moulin Fondu (Noisy-le-Sec) ;
M. Patrice Gélard, sénateur
;
M. Axel Kahn, directeur de recherche à
l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, président de l’Université Paris-V (René-Descartes) ;
M. Pierre Manent, directeur d’études à
l’Ecole des hautes études en sciences sociales ;
M. Jean-François Sirinelli, directeur du
Centre d’histoire de Sciences Po.
Est nommé rapporteur général du comité : M. Pascal
Chauvin, conseiller référendaire à la Cour de cassation.
Lettre de mission
· Le Président de la
République
· Paris, le 9 avril 2008.
· Madame le ministre d’Etat,
· La Constitution de la Ve République a pour objet
premier de définir les règles de fonctionnement de nos institutions et de la démocratie. Si la Ve République a fait la preuve incontestable de sa solidité et de son efficacité, ses équilibres
initiaux ont été affectés par diverses modifications des textes ou des pratiques ; par ailleurs, le monde et la société française ont changé depuis un demi-siècle, et ces changements modifient
l’idée que nos concitoyens se font de la démocratie. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à M. Edouard Balladur, et au comité qu’il a bien voulu présider, de formuler un certain nombre de
propositions tendant à la modernisation et au rééquilibrage de nos institutions. Ces propositions ont été reprises dans un projet ambitieux de réforme de notre Constitution sur lequel le
Parlement se prononcera dans les prochaines semaines.
· Mais la Constitution ne se réduit pas à un
ensemble de règles définissant les rapports entre les pouvoirs publics. Elle détermine aussi les libertés fondamentales reconnues à tout individu sur le sol de la République, et le socle des
valeurs dans lesquelles chacun de nos concitoyens peut se reconnaître ; des principes et des valeurs qui, au fond, définissent l’identité républicaine, disent ce que nous sommes et vers quoi nous
voulons aller.
· Il y a cinquante ans, en 1958, le peuple
constituant s’est principalement référé, pour définir ces valeurs fondamentales, à deux grands textes : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui affirme les grandes
libertés politiques issues des Lumières, et le Préambule de la Constitution de 1946, empreint des idéaux de la Résistance et mettant en avant, comme « particulièrement nécessaires à notre temps
», un certain nombre de droits notamment sociaux.
· Il ne saurait être question de modifier ou
d’affaiblir ces textes, qui sont de portée universelle. Mais depuis lors, le temps a passé. Les enjeux auxquels nous sommes collectivement confrontés ont évolué, notre société s’est profondément
transformée. Ces changements soulèvent des questions nouvelles, qui toutes ne relèvent pas de la Charte de l’environnement récemment adoptée.
· Certaines d’entre elles me semblent se poser
avec une particulière acuité ; je les ai mentionnées dans l’allocution que j’ai prononcée le 8 janvier dernier devant la presse. Doit-on permettre au législateur de mieux garantir l’égal accès
des femmes et des hommes aux responsabilités, en dehors même de la sphère politique ? Y a-t-il des principes directeurs sur lesquels il conviendrait de fonder, au-delà de l’évolution des
techniques, notre approche des problèmes liés à la bioéthique ? Faut-il rendre possibles de nouvelles politiques d’intégration valorisant davantage la diversité de la société française pour
favoriser le respect effectif du principe d’égalité ?
· Ces questions, auxquelles d’autres peuvent
s’ajouter, par exemple la reconnaissance du principe de dignité de la personne humaine, le pluralisme des courants d’expression et des médias, le respect de la vie privée et la protection des
données personnelles, ou encore l’ancrage européen de la République, justifient de s’interroger sur l’opportunité d’inscrire un certain nombre de droits et principes fondamentaux nouveaux dans le
Préambule de notre Constitution. Soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme et cinquante ans après la Constitution de la Ve République, il est légitime et nécessaire que
nous nous donnions l’ambition de répondre à des questions de cette nature. L’enjeu est que, sur les problèmes posés par la modernité, notre Constitution soit à nouveau en avance sur son
temps.
· Vous avez accepté de conduire la réflexion sur
ce sujet et je vous en suis profondément reconnaissant. Nul autre que vous n’était plus qualifié pour la mener à bien.
· Il vous appartiendra, avec les hautes
personnalités qui ont bien voulu vous entourer dans cette mission et que je remercie également, d’identifier les principes dont la réaffirmation ou la consécration apparaîtraient nécessaires,
charge au pouvoir constituant de se prononcer définitivement.
· La tâche est délicate. Elle exige la recherche
d’un consensus politique. Le contexte international, et notamment l’entrée en vigueur prochaine de la Charte européenne des droits fondamentaux, doit en outre être pris en considération. Plus
encore que sur tout autre sujet, j’ai besoin de votre complète liberté d’appréciation, tant pour formuler des propositions que pour écarter celles qui, à la réflexion, vous paraîtraient
inappropriées.
· Il vous reviendra bien sûr de définir la méthode
de travail la plus adaptée à votre mission. Je souhaite toutefois, eu égard à son objet, qu’un vaste débat public puisse, le moment venu, accompagner votre travail de
réflexion.
· En vous remerciant à nouveau d’avoir accepté
cette mission, que je vous saurais gré d’avoir menée à son terme si possible avant l’été 2008, je vous prie de croire, Madame le ministre d’Etat, en l’expression de ma respectueuse considération
et de mon bien fidèle souvenir.
· Nicolas Sarkozy
CENTRE D’ ETUDES ET DE RECHERCHES CONSTITUTIONNELLES ET POLITIQUES
Université Toulouse 1 – Sciences
sociales
" REFLEXIONS AUTOUR DES PROPOSITIONS DU COMITE BALLADUR "
JOURNEE D’ ETUDES
Organisée le 5 mai 2008
par
M. Henry ROUSSILLON,
Professeur de droit public (directeur du CERCP)
et
M. Stéphane MOUTON,
Maître de conférences en droit public (secrétaire général du CERCP)
Salle des thèses
9h-18h30
Matin
Sous la présidence de M. le Professeur B. MATHIEU (Paris 1 Panthéon – Sorbonne), Président de l’AFDC
9h00 : Ouverture
par M. le professeur Henry
ROUSSILLON, directeur du CERCP
9 h15 : Présentation de la journée
d’études :
par M. Stéphane MOUTON, Maître de conférences en droit public (Secrétaire général du CERCP)
1- De la modernisation de la Constitution
9h30 : L’objectif de modernisation au sein du rapport Balladur
par Melle Caroline
FOULQUIER , Doctorante (TACIP-UT1)
9h45 : La sécurité juridique, un rendez-vous manqué ?
par M. Philippe RAIMBAULT (Maître de conférences en droit public (TACIP-UT1)
10h00 : Le rapport Balladur et la réforme des procédures de révision
constitutionnelle
Par Melle Emilie
MARCOVICI, Doctorante (ATER, CERCP-UT1)
10h15: De Burdeau au rapport Balladur: réflexions autour de la notion de « pré-révision » de la Constitution
par M. Stéphane BAUMONT, Maître de conférences en droit public (CERCP-UT1)
Pause
2- Réflexion autour du 3ème objectif du comité : Des droits du citoyens et des
contrepouvoirs
11h00 : « La modernisation du Préambule de la
Constitution»
Par M. Damien FALLON, Doctorant (CERCP-UT1)
11h15 : Le décalage entre les propositions originelles et le projet final relatif au
contrôle de constitutionnalité des lois,
par Melle Céline
HODARA, Doctorante (CERCP-UT1) :
11h30 : Le rapport Balladur et le contrôle de constitutionnalité des lois :
nouvelle tentative de modernisation
par Mme Wanda MASTOR, Maître de conférences en droit public UT1 (GERJC)
11h45 : Au-delà du rapport Balladur: l'ouverture de la saisine du Conseil économique
et social par voie de pétition citoyenne
par Mlle Marie de CAZALS, Doctorante (CERCP- UT1)
12h00: Le droit d'initiative populaire
par M. Lionel GALLIANO, Doctorant, (ATER, TACIP-UT1)
12h15-12h45 : Débats dirigés par M. le Professeur Bertrand MATHIEU (Paris 1 –Panthéon – Sorbonne), Président de
l’AFDC
Après-midi
Sous la présidence de M. le Professeur Guy CARCASSONNE Professeur de droit public à l’université Paris X Nanterre
3- Réflexions autour du 1er objectif du comité : le contrôle de l’exécutif
14h30 : Le 5/20 : La réalité d’une fiction.
par Mme Hiam MOUANNES, Maître de conférences en droit public(CERCP-UT1)
14H45 : La responsabilité des ministres
par Melle Nathalie
HAVAS, Doctorante (ATER, CRDFED)
15h: Le ministre, ministricule!
Mme Claire CONTE, Maître de conférences en droit public (IEP-Toulouse 1)
Pause
4- Réflexions autour du 2ème objectif du comité: le renforcement du Parlement
15h45 : La rénovation des pouvoirs budgétaires du Parlement par le renforcement de l’efficacité du contrôle
parlementaire
par M. Aurélien BAUDU, Doctorant (ATER à l’Université de Pau et des pays de l’Adour)
16h00 : La valse constituante de l'Union européenne: des propositions de révision
pour retrouver l'équilibre institutionnel de l958?.
Par Melle Marie-Charlotte
ROQUES – BONNET, Doctorante (ATER, IDETCOM–UT1)
16h15 : Le cumul des mandats
par Mme Marie-Christine
STECKEL, Maître de conférences en droit public à l’Université de Limoges (membre rattachée au CERCP-UT1)
16h30-17h00 : Débats
dirigés par M. Guy CARCASSONNE, Professeur de droit public à l’université Paris X Nanterre
Pause
17h30 :
Synthèse de la journée par M. Ferdinand MELIN-SOUCRAMANIEN, Professeur à l’université Bordeaux 4 (CERCCLE).
Mercredi 19 mars 2008, Le Premier ministre a présenté, lors du conseil des ministres, une communication sur la réforme des institutions. Elle présente les arbitrages définitifs réalisés par
l'exécutif sur cette question. L'avant-projet de loi constitutionnelle a été transmis le jeudi au Conseil d'Etat qui devrait rendre son avis dans les quinze jours.
Après la remise du rapport du comité présidé par l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, le Premier ministre a mené, à la demande du
Président de la République, un travail de concertation avec les principaux responsables politiques, afin d’élaborer un projet de texte cohérent et susceptible de recueillir un large
consensus.
L’avant-projet de texte qui a été préparé, et qui va être soumis pour avis au Conseil d’État, répond à la volonté de bâtir une démocratie plus
équilibrée, garantissant des droits nouveaux aux citoyens, sans que soient remis en cause les traits essentiels de la Vème République.
Il vise, d’abord et principalement, à accorder des prérogatives nouvelles au Parlement, en renforçant sa capacité d’initiative, en lui
conférant une plus grande maîtrise du travail législatif et en modernisant son organisation et son fonctionnement. En particulier, l’avant-projet propose de partager l’ordre du jour des
assemblées entre le Gouvernement et le Parlement, de limiter les cas de recours possibles à la procédure de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, de valoriser le travail en commission, de
renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de politique internationale et européenne. Il vise, en outre, à lever les obstacles constitutionnels qui s’opposent à l’élaboration d’un véritable
statut de l’opposition parlementaire.
L’avant-projet propose ensuite de rénover le mode d’exercice du pouvoir exécutif. Il prévoit, en particulier, de limiter à deux le nombre de
mandats consécutifs susceptibles d’être effectués par un Président de la République et envisage de soumettre certaines nominations importantes à l’avis préalable d’une commission parlementaire.
Il propose également de rénover les modalités d’exercice du droit de message du Président de la République au Parlement.
Il entend, enfin, accorder des garanties nouvelles aux citoyens. L’avant-projet prévoit d’instituer un Défenseur des droits des citoyens, doté
de pouvoirs importants, qui pourra être saisi par toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public. Il prévoit aussi d’instituer une exception d’inconstitutionnalité,
permettant aux justiciables de contester devant le Conseil constitutionnel la conformité à la Constitution de lois déjà promulguées. La composition du Conseil supérieur de la magistrature sera
modifiée et la présidence des formations de cette instance sera confiée au Premier président de la Cour de cassation et au Procureur général près cette cour. Enfin, le Conseil économique et
social, dont la compétence consultative obligatoire sera étendue aux questions environnementales, pourra être saisi par voie de pétition citoyenne.
Nous avons le plaisir d’annoncer la publication
de l’ouvrage de Laurent
Pech
The European Union and its Constitution:
From Rome to Lisbon
ISBN: 978-1-905536-13-9 | mars 2008
http://www.claruspress.ie/laurent%20pech.html
Écrit par un juriste français en poste en Irlande, cet ouvrage est animé par le souci d'expliquer et de défendre l'Union européenne et sa « constitution », notion entendue dans un sens large.
La première partie de l'ouvrage explore la nature juridique de l'Union à la lumière d'une accusation prévalente au Royaume-Uni et en Irlande, à savoir que l'Union constitue ou serait sur le
point de se transformer en « super État ». La seconde partie nie la pertinence de la thèse du « déficit démocratique ». Enfin, la dernière partie est consacré à la « constitution économique »
de l'Union et à la Charte des droits fondamentaux. L'auteur examine les accusations contradictoires selon lesquelles l'Union favorise le « néolibéralisme » ou, au contraire, représente un
projet d'inspiration socialiste qui menacerait le modèle britannique, pour mieux démontrer leur manque de rigueur. Il convient de noter, en dernier lieu, que les changements apportés à la
« constitution » de l'Union par le Traité de Lisbonne font l'objet de développements substantiels.
Plan de l’ouvrage
Introduction: United Ever More Closely?
Part One – A Misguided Analogy: The European Union as a “Superstate”
1 The Non-State Nature of the European Union
2 Fitting the European Union into Procruste’s Bed: The Federal Question
Part Two – Let it Be: The European Union’s Democratic Deficit
3 Viewing Democracy through Rose-Tinted Glasses
4 Refining Democracy for a Non-State and a Non-Nation Polity
Part Three – The European Union: Neither Neo-liberal Nor Socialist
5 The Alleged Neo-liberal Bias
6 The EU Charter of Fundamental Rights as a Socialist Trojan Horse
Conclusion: Europe at Fifty: An Occasion for Dancing in the Streets?
Laurent Pech is Jean Monnet Lecturer in EU Public Law at the National University of Ireland, Galway. He was educated at the Faculty of
Law of Aix-en-Provence (France), and also studied at the University of Limerick, the University of Wisconsin-Madison and the University of Quebec in Montreal. Before joining the Faculty of Law
in Galway in 2004, he taught Constitutional Law and EU Law in Aix-en-Provence.