ATELIER 4
Constitution et territoires
Responsables : Professeurs Olivier GOHIN, André ROUX et Michel VERPEAUX
Grille d'analyse :
La question de la gestion du territoire dépasse la seule décentralisation puisqu’elle pourrait s’intéresser aussi à la problématique - au niveau constitutionnel - de
ce qu’il est convenu d’appeler en France la déconcentration. Depuis le dernier Congrès de Montpellier, elle n’a pas beaucoup évolué sur le strict terrain du texte constitutionnel, si ce n’est le
gel du corps électoral calédonien en 2007. Le rapport du Comité Balladur sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République n’en
dit pas un mot. L’outre-mer a fourni, cependant, des avancées intéressantes depuis 2005, avec les jurisprudences constitutionnelle et administrative (déc 547 DC du Conseil constitutionnel,
jurisprudence Genelle du Conseil d’État, contrôle des lois de pays). La notion même de collectivité territoriale est sujette à réflexion, de même que, sur un tout autre plan, la place de la
coopération entre les collectivités.
La dimension « droit comparé » ouvre, quant à elle, de riches perspectives dans un certain nombre de pays, qu’il s’agisse des réformes en cours, projetées
ou avortées en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, en l’Italie ou en Espagne, pour se contenter d’États proches de la France. Au vu de ces diverses évolutions, la question se pose de la
pertinence de la distinction État unitaire - État régional - État fédéral.
Dans les États fédéraux, des études pourraient aussi porter sur la place des « collectivités » au sein des États fédérés, notamment des rapports qu’elles
entretiennent avec ces derniers.
Une réflexion plus théorique sur la notion d’autonomie locale et régionale et sur les mécanismes de répartition et de contrôle dans
l’exercice des compétences pourrait également s’avérer intéressante.
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